Autorisation food truck en Suisse : canton et commune

Commerce itinérant, annonce au chimiste cantonal, domaine public, terrain privé, festivals : qui délivre quoi pour vendre avec un food truck en Suisse, sources officielles à l’appui.

Romain, fondateur de Food Truck StoreRomain BarreauFondateur de Food Truck Store · 4 min de lecture

Pour un food truck en Suisse, l’autorisation ne tient pas en un seul papier : le canton encadre le commerce itinérant et les denrées alimentaires, la commune attribue le domaine public, le propriétaire ou l’organisateur fait le reste. Voici qui décide quoi, textes officiels à l’appui.

Remorque food truck burger de Jack’s Burger, prête pour le service

Quatre accords à réunir.

La Confédération fixe le cadre, les cantons l’appliquent, les communes gèrent leur domaine public. Ce partage vaut pour toute la Suisse ; les démarches, elles, changent d’un canton à l’autre.

  • Le commerce itinérant
    Une autorisation cantonale, sauf pour des denrées à consommer immédiatement ou sur un marché officiel.
  • Les denrées alimentaires
    L’annonce de votre activité à l’autorité cantonale d’exécution.
  • Le domaine public
    L’autorisation de la commune pour une place, une rue ou un parc.
  • Le terrain privé ou le festival
    L’accord du propriétaire, ou le contrat de l’organisateur.
Romain, fondateur de Food Truck Store, montre du doigt
Romain, fondateur de Food Truck Store, tient le drapeau FTS

Le commerce itinérant.

Partout en Suisse, vendre depuis un véhicule demande une autorisation cantonale (LCI, art. 2). Exceptions : les denrées à consommer immédiatement, les marchés et les fêtes fixés par l’autorité (OCI, art. 4).

  • 200 francspour l’examen de la demande, plus 50 francs pour la carte de légitimation (OCI, art. 28)
  • 5 ansde validité, dans toute la Suisse (LCI, art. 9)
  • 20 joursau moins entre le dépôt de la demande et le début de l’activité (OCI, art. 6)

Les denrées alimentaires.

Partout en Suisse, toute activité alimentaire s’annonce au chimiste cantonal, l’autorité d’exécution (ODAlOUs, art. 20 ; LDAl, art. 51), de même que ses changements importants et son arrêt.

Canton de Vaud : l’annonce va à l’Office de la consommation (OFCO). Canton de Zurich : au Laboratoire cantonal.

Un cuisinier sert un client depuis sa remorque food truck

Licence ou patente.

Le droit cantonal des établissements publics s’applique aussi (OCI, art. 4, al. 2). Dans le canton de Zurich, une patente communale peut être nécessaire ; celui de Vaud impose une licence de restauration mobile :

  1. La formation

    Douze jours de cours : hygiène, droit des établissements, droit du travail et assurances sociales.

  2. Les examens

    Les réussir donne le certificat cantonal d’aptitudes.

  3. La licence

    La demande de licence de restauration mobile, à la Police cantonale du commerce.

  4. Le terrain

    L’autorisation de la commune sur le domaine public, ou celle du propriétaire.

Paul, de Food Truck Store, le pouce levé

Le domaine public.

Sur une place ou une rue, c’est la commune qui délivre l’autorisation d’usage accru (cantons de Vaud et de Zurich). Exemples de Lausanne et de Genève :

  • Lausanne : sur appel d’offres
    En janvier, mai et août, avec 15 jours pour postuler ; en principe un jour par semaine et par exploitant, pour un tournus équitable.
  • Lausanne : les tarifs
    25 francs pour l’autorisation, 50 centimes par m² et par jour d’occupation du domaine public.
  • Genève : une sélection
    La Ville choisit ses food trucks pour quatre ans ; parmi les critères, un concept original et des produits frais, locaux et de saison.
  • Ailleurs : demandez à la commune
    Dans le canton de Zurich, par exemple, chaque commune peut restreindre le commerce itinérant ; sa police du commerce vous renseigne.

Sur un terrain privé.

Il faut l’accord du propriétaire, par écrit dans le canton de Vaud. Même alors, la commune vaudoise peut limiter les lieux et les horaires : à Lausanne, il faut en plus l’autorisation de la Ville.

Lausanne, domaine privé : vente de 6 h à 19 h du lundi au vendredi, jusqu’à 18 h le samedi, jamais le dimanche ni les jours fériés.

Ouvrir un food truck : l’équipe de Rock’n Rolls devant sa remorque, dans un food court

Festivals et marchés.

Sur un marché ou une fête fixés par l’autorité, pas d’autorisation de commerce itinérant (OCI, art. 4). Ailleurs, l’organisateur pose ses conditions : la tournée Streetfood Festival annonce 20 villes suisses pour 2027.

Les conditions générales du Food Truck Festival (en vigueur depuis le 1er août 2023), par exemple, exigent au stand un extincteur, une couverture anti-feu et des justificatifs de sécurité gaz et électricité à présenter à tout moment ; la vente de boissons y est interdite. Nos remorques ont deux arrivées 230 V et deux circuits, à brancher tous les deux (2 × 16 A ; 2 × 32 A pour le Chef+). Pour le contrôle du gaz : Gaz dans un food truck en Suisse.

Questions ? Réponses.

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